Dans le cadre d’accompagnements en coaching, je suis parfois face à des personnes pour qui il est difficile de maintenir le niveau de qualité de leur travail avec les aléas du confinement. Elles souffrent de ne pouvoir maintenir leurs standards “qualité” habituels.

C’est l’idée même de qualité empêchée chère à Yves Clot (titulaire de la chaire de psychologie du travail du CNAM) pour qui le sentiment du “travail bien fait” constitue la source essentielle de satisfaction et de bonheur dans le travail.

Lorsque les contraintes organisationnelles ne permettent plus de réaliser son activité avec le niveau de qualité satisfaisant, apparaissent alors insatisfaction, déstructuration de l’estime de soi et… stress.

Pour Yves Clot, “il y a stress lorsqu’une organisation du travail n’a plus les ressources pour faire face aux exigences de ceux qui travaillent en première ligne et qui continuent à penser qu’il faut faire un travail de qualité.”

Pour le management, ce confinement invite à

  • lâcher du lest,
  • alléger les processus,
  • revenir aux raisons d’être et aux fondamentaux du poste.

Pour la personne, à

  • relativiser,
  • remettre les priorités à leur juste place,
  • … voire négocier les attendus du travail.