Un fossé aux multiples facettes s’annonce :

  • d’un côté une récession annoncée avec d’ores et déjà de premiers indicateurs très préoccupants (hausse des demandeurs d’emploi, repli du PIB),
  • d’un autre côté des dirigeants d’entreprise désireux de remettre rapidement leurs activités à flot,
  • de l’autre encore des actionnaires désireux de retrouver rapidement une rentabilité à leurs investissements,
  • en face, la foule immense des salariés contraints soit au télétravail forcé, soit au chômage partiel et qui interrogent le sens de leur travail,
  • sur l’autre versant la cohorte des entrepreneurs, avocats, professions libérales qui redoutent les conséquences de cette crise sur leur activité,
  • au centre un pouvoir politique affaibli après les crises successives (gilets jaunes, réforme des retraites étant passées par là),

… Qui ne perdait pas confiance avec ce tableau bien noir ? Qui ne baisserait pas les bras ? Seule la solidarité de tous envers tous permettra de reconstruire ensemble. Le nombrilisme ne peut pas avoir sa place en sortie de guerre. L’intérêt collectif doit primer. La résilience sera collective ou ne sera pas. Comme dans ces villes rasées après la guerre : il a fallu l’effort de tous pour redessiner les contours d’un nouveau monde.